VOUS AVEZ DIT « ESSOUFLÉE » ?

VOUS AVEZ DIT « ESSOUFLÉE » ?

J’ai cherché mille fois une idée d’article à publier cette semaine. Pourtant, j’ai beaucoup d’écrits en cours de rédaction, et j’ai eu tellement d’idées ces derniers temps que je pensais pouvoir publier régulièrement sans rencontrer trop le problème de « la page blanche ».

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Erreur.

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En ce moment, ma créativité, ma vie et même ma pratique sont au point mort … et c’est très bien comme ça.

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Il y a deux semaines, je partais rendre visite à mes proches, à presque deux heures de route de chez moi. Je n’y étais pas allée depuis cet hiver. C’était pour moi comme un moment hors du temps. Une parenthèse de calme dont j’avais réellement besoin, sans m’en être rendu compte. 

Depuis cet hiver, tout est allé très vite pour moi, et c’est ce qui a créé une grande dynamique dans ma vie. Je me suis retrouvée avec énormément de projets sur le feu et un rythme à 500 à l’heure. Et tout a suivi : j’ai eu de plus en plus d’idées d’articles pour le blog, j’ai travaillé de plus en plus, j’ai fais de plus en plus de sport et j’ai exploré de plus en plus ma pratique du yoga.

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Seulement voilà, je suis rentrée chez moi et c’est depuis le calme plat à tous les niveaux.

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Mon inventivité s’essouffle, tant pour les idées d’article sur le blog que pour alimenter mon compte Instagram. Le yoga reste un besoin que j’ai du mal à assouvir, par manque de temps ou d’énergie. Je suis en fait avide de calme et de me recentrer car je me sens réellement éparpillée dans une immense masse de vie.

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La perfection n’existe pas. Même si on est assidu-e. Même si on travaille d’arrache-pied pour atteindre nos objectifs, et même notre détermination est à toute épreuve. Plus j’avance, plus je le réalise et plus je l’accepte.

En ce moment, j’ai du mal à prendre une heure pour moi, notamment pour faire du yoga. Et je considère comme des chances inouïes les moments que je me réserve pour le pratiquer longtemps.

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Bien sûr que la régularité de la pratique est d’une importance capitale.

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Mais voilà, cette pratique, elle évolue selon tous les moments de notre vie. Il y a encore quelques semaines, je déroulais mon tapis quasiment quotidiennement. Aujourd’hui, je vis une période de néant face à mon amour du yoga qui, je le sais, ne sera pas bien longue.

Peut-être pensez-vous que « ça craint » ou que « décidément, ce n’est pas en étant aussi peu régulière qu’elle deviendra professeur de yoga un jour ». Je le sais, car il m’arrive de le penser parfois, aussi.

Ce sont ces voix dans ma tête que j’ai décidé de faire taire, en m’imposant un crédo : ma pratique est là où elle en est, aujourd’hui. C’est là qu’elle doit être, maintenant tout de suite, et nulle part ailleurs. Elle ne doit pas être là ou je lui impose d’être à un instant T, c’est d’ailleurs plutôt le contraire. Et c’est ainsi que, dans toute son essence, le yoga m’apprends chaque jour à devenir à la fois plus humble et plus douce avec moi-même.

Je vous le dis très souvent : le yoga s’adapte. Il s’adapte à toutes les personnes et à leur propre condition. Il s’adapte à tous les moments de notre vie, les beaux comme les plus compliqués. Il s’accorde à nos sensations, à nos envies et à nos intuitions. Ce n’est pas à vous d’adapter vos envies et votre corps pour faire une posture donnée. Il n’est jamais question de se forcer à aller dans une posture, parce qu’elle rend bien en photo. Sortir de sa zone de confort oui, franchir cette « ligne rouge » dans l’inconfort, non.

Le yoga n’est pas une affaire de perfection, il est une affaire de moment. C’est le fameux instant présent, celui que nous devons apprendre à écouter pour vivre en totale harmonie avec nos sensations et avec nos émotions.

Alors, n’attendez pas le moment idéal pour dérouler votre tapis, car il n’existe pas. Avec le temps, j’ai appris à accepter ma pratique telle qu’elle est, sur l’instant. Même les jours où je n’ai aucune souplesse. Même les jours où mon esprit s’éparpille. Même les jours où je me sens faible.

Le yoga devient alors une leçon de vie en ce qu’il nous amène vers une plus grande acceptation de soi, vers plus d’humilité et qu’il nous apprend à ralentir nos exigences dans un monde qui va toujours plus vite.

Et, dans ce monde toujours plus rapide et en quête de perfection, j’apprends à lâcher-prise, et je laisse ma pratique être, tout simplement. Et c’est comme ça qu’elle me rend heureuse. 

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Je vous souhaite d’être doux et douces avec vous-mêmes.

Prenez soin de vous,

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Marie



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