RECITS DE VIE (1) – JE PARS À BALI !

RECITS DE VIE (1) – JE PARS À BALI !

Je passe mon temps à vous dire que j’ai beaucoup de projets sur le feu. Toujours. Parfois, je me dis « non mais arrête, tu passes tellement ta vie à le dire que plus personne ne va y croire à la fin », mais c’est plus fort que moi … Je nourris tellement de choses, et j’ai tellement envie de les partager toutes en même temps … C’est très frustrant ! 

C’est comme ça que m’est venue l’idée de créer cette série « récits de vie » sur le blog. Une façon pour moi de vous raconter ce qu’il se passe « de l’autre côté du miroir » … sans détour ni faux-semblant.

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On démarre aujourd’hui cette série en fanfare puisque je vous parle de mon départ à Bali qui s’est organisé ces derniers mois. 

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Je l’ai annoncé depuis la création du blog, j’ai pour projet de suivre une formation pour devenir professeur de yoga. Pour autant, je me posais pas mal de questions, et surtout, j’avais plein d’idées et d’envies sans réussir à savoir ce qui me convenait parfaitement. Je voulais de toutes façons être patiente : de nature (trop) fonceuse, j’ai souvent eu tendance à me jeter la tête la première dans des projets sans réfléchir par le passé, ce qui m’a parfois coûté bien des remords.

Il a fallu que j’apprenne de mes erreurs et que je devienne patiente (et, qu’on se le dise, merci au yoga pour ça aussi).

Je recherchais donc, tranquillement mais sûrement. J’envisageais de m’inscrire à une formation aux alentours de Rennes, qui se déroulait sur 4 ans avec une professeure que je connais, que j’adore et estime beaucoup, et qui m’apprend d’ailleurs encore énormément aujourd’hui. 

Et puis, la vie a suivi son cours. Des éléments qui n’étaient pas de mon ressort (qui feront sûrement l’objet d’un prochain article … patience !) sont intervenus et j’ai un peu laissé tomber l’idée. J’ai décidé de lâcher-prise et de me laisser guider par mon instinct. Il ne m’a, de toutes façons, jamais laissé tomber.

Je suis partie à la recherche d’autres formations, d’autres professeurs, sans vraiment nourrir d’attentes et surtout sans urgence. J’attendais d’avoir ce sentiment de « certitude » inexplicable et inexpliqué avant de me lancer définitivement. 

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Et … J’ai fini par trouver. Au hasard d’une soirée, je lisais des blogs (comme je le fais souvent) et je suis tombée sur celui d’une professeur de yoga qui a piqué ma curiosité. Elle proposait d’ailleurs des formations sur Paris, et ailleurs dans le monde.

Sur le moment, Paris m’allait plutôt bien : je connais la ville, j’y ai mes repères … Bref. Encore une façon pour moi de rester planquée dans ce petit confort que j’affectionne tant.

Et puis, je me suis intéressée aux formations qu’elle proposait en Asie. Je vais être très transparente avec vous : ce qu’il se passait dans ma tête à ce moment là était un cocktail de rêves et de croyances limitantes. 

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Moi : « Wow, tellement incroyable de partir en Asie, j’en rêve depuis tellement longtemps »

Mon cerveau : « Ahah non, c’est beaucoup trop fou comme projet. En plus t’as peur de l’avion. »

Moi : « Oh ça va, si ce n’est que l’avion, je peux bien survivre quelques heures pour rester plus d’un mois sur place ».

Mon cerveau : « Et tu vas partir toute seule là-bas avec ta valise ? Arrête Marie, t’es en roue-libre »

Moi : « Mais … le contenu de la formation est canon !!!! »

Mon cerveau : « Je lâche l’affaire. Tu es définitivement cinglée. »

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Et c’est quand j’ai lu le contenu de la formation Balinaise que j’ai eu le véritable coup de coeur, celui qui ne trompe pas. C’est là que je me suis dis « ok, là c’est pour moi ». Je suis incapable de vous définir ce sentiment, alors que je suis pourtant sûre que vous en avez déjà fait l’expérience : en rencontrant une personne, en vous rendant dans un lieu, en choisissant des vêtements et j’en passe … Ce sentiment qui provient du plus profond de vous-mêmes, et, quoi que les gens pourront dire, vous ne changerez pas d’avis. Vous SAVEZ que vous êtes à votre place, que vous ne vous trompez pas … Sans pouvoir l’expliquer, mais cette sensation est suffisamment puissante pour que vous soyez sûr-e de vous. 

Je voudrais aussi faire un aparté à ce sujet : je le redis, je suis certaine que nous connaissons toutes et tous ce sentiment. Et pourtant, je reste persuadée que l’on ne s’écoute pas assez. Nous sommes toutes et tous guidés par notre intuition, et nous la faisons pourtant taire : par peur de l’inconfort, de la critique, du regard des autres …

Ecoutez-vous ! L’instinct et le coeur ne nous trompent jamais. Soyez à l’écoute de toutes vos sensations, même les plus subtiles. Elles sont là pour vous aider dans vos choix et sur votre chemin, quel qu’il soit. Cet outil fantastique est en vous et oeuvre pour vous. Ne vous en privez absolument jamais.

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Vous pouvez aussi penser que c’est de la folie : après tout, je ne connaissais pas encore cette formatrice, et encore moins Bali. En plus j’ai une peur panique des trajets en avion. Mais toutes ces questions là ne se posaient pas : je savais.

Toujours dans l’optique de ne pas aller trop vite, je me suis laissée très précisément une nuit de sommeil avant de prendre une décision. C’est d’ailleurs un précieux conseil que je tiens de ma maman et qui a toujours fait ses preuves : une fois le cerveau reposé et moins « à chaud », nous prenons plus de recul et nous sommes plus rationnel-le-s.

Verdict, le matin suivant j’étais … encore plus sûre de moi ! 

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Il a fallu que tout s’enchaîne ensuite. J’ai rencontré cette formatrice à la fin du mois d’août à Paris. Elle a fini de me convaincre : elle était authentique et sans complaisance, une qualité que je recherche chez les personnes qui m’entourent. J’ai souvent besoin que l’on me pousse dans mes retranchements pour progresser, même si ça ne doit pas toujours aller dans mon sens.

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Je peux donc officiellement le dire : je pars un peu plus d’un mois à Bali, au printemps prochain.

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Au moment où je vous écris, quelques petites semaines se sont écoulées depuis que tout ça c’est mis en place. Alors oui, il y a des moments où j’ai peur. Des moments où je me pose des questions, sur moi-même, des moments où je doute/ où la confiance en moi laisse à désirer.

Mais le temps a beau filer, je reste toujours aussi sûre de mon choix : je suis certaine que je veux enseigner, certaine que j’ai besoin de partir et de me déraciner pour passer un cap dans ma pratique du yoga … Et dans ma vie.

C’est un projet qui paraît fou, hors du commun aussi. Mais la question ne se pose pas : tout ça s’impose comme quelque chose que je dois absolument vivre.

J’ai eu du mal à réaliser au départ d’ailleurs : il fallait que je me « pince », que je me répète « Marie, tu pars à Bali ! » plusieurs fois pour comprendre que j’allais vraiment le faire. Comprendre que j’avais eu le courage de m’éloigner des sentiers battus, comprendre que j’avais eu le courage d’aller au delà de mes doutes, de mes peurs et de mes croyances limitantes.

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Je refuse tout simplement de m’empêcher de vivre.

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Après tout, je n’ai rien à perdre dans cette histoire. Dans tous les cas, je sais qu’il s’agira d’une expérience incroyable : de voyager et visiter un pays seule, de rencontrer de nouvelles personnes, de m’immerger dans une nouvelle culture qui m’inspire autant … 

Bon, je sais aussi que je vais passer par des moments compliqués. Physiquement, c’est certain. Je suis pourtant préparée, mais pratiquer plusieurs heures par jour et 6 jours sur 7 pendant un mois va me pousser au maximum de mes limites.

Émotionnellement aussi. Parce qu’il est impossible de tricher avec le yoga, impossible de se mentir à soi-même. Et je sais qu’il y a des parts de moi auxquelles je dois encore faire face, et même d’autres que je dois découvrir. Et c’est toujours un processus extrêmement intense que de se révéler tel-le que l’on est sans aucun détour … 

Inutile aussi de jouer la warrior : j’ai peur de l’avion et je vais devoir voyager pendant près de 15 heures, seule. Autre problème, je panique dès que je vois un insecte quel qu’il soit. Sans mentir, j’ai un jour appelé un voisin pour m’aider à chasser une araignée de ma salle de bains. Je risque malheureusement d’être servie en terme de bébêtes là-bas … On va se marrer, c’est moi qui vous le dit

Je vais sûrement passer pour une sacrée masochiste, mais je suis heureuse de pouvoir me confronter à mes peurs. Impossible de ne pas en ressortir grandie, et (je l’espère en tout cas) plus sage !

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J’ai, en tout cas, vraiment hâte de pouvoir vous en dire plus sur mon voyage, sur son organisation, sur toutes les aventures que je vais vivre …

Cet article est déjà assez long, mais j’ai bien peur que l’article du bilan le soit encore plus ! 

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En attendant, j’ai la tête dans les papiers, dans les valises, dans les demandes administratives … Tout un programme !

Je pratique le yoga avec encore plus d’enthousiasme et avec une certaine intensité : le fait d’avoir enfin programmé ma formation me donne l’impression d’avancer, donne une nouvelle dimension à ma vie et me donne une énergie que je sens décuplée dans chaque recoin de mon corps.

Nourrir des projets, c’est vraiment formidable. Mais trouver la force de les concrétiser, c’est une sensation grisante que je souhaite à tout le monde de vivre un jour. 

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Que votre vie soit votre plus belle aventure,

Prenez soin de vous,

Marie



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